Le monde des loisirs

Des règles différentes pour le vin

Dernièrement, j’ai assisté à un cours d’oenologie très intéressant à Lille à l’occasion duquel j’ai pu sillonner le monde sans bouger de mon siège. L’oenologue nous a en effet concocté un assortiment de vins non-européens, et nous a raconté les multiples particularités qui les caractérisent. Le système français et celui d’autres pays est sensiblement différent, à vrai dire. Nos ancêtres ont instauré une règle selon laquelle l’on dénomme chez nous le vin en fonction de son lieu d’origine : une règle claire et simple, permettant de se faire une idée d’un vin simplement à l’évocation de son nom d’origine. Mais il en va très différemment ailleurs. Des vins élaborés partout dans le monde utilisent cette règle, mais pas avec la même rigueur, ce qui change considérablement la donne. Par exemple, si l’étiquette d’un vin signale qu’il vient de Californie, cela signifiera certes pour vous quelque chose si vous êtes déjà allé là-bas. Mais, pour ce qui est du vin, l’indication Californie ne vous donnera aucune idée de son goût ou de sa qualité : elle veut tout simplement dire que 85 % au moins des raisins sont cultivés dans la région de Californie. Cette géolocalisation n’indique nullement quels cépages y sont implantés, comme c’est le cas pour un vin européen. Et pour nous autres européens, qui sommes habitués à ce qu’un vin annonce de quel château il est issu, une appellation d’origine telle que Etat de Washington est un pur non-sens. L’Etat de Washington étant immense (en comparaison d’un château, s’entend), les raisins qui y sont cultivés peuvent provenir de zones très différentes, en matière de qualité du sol. Il en va de même pour de nombreux vins produits hors d’Europe, dont les appellations mentionnent des lieux nettement plus importants que la France toute entière ! J’ai bien apprécié ce cours d’oenologie, en tout cas. Tenez, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé. Ca m’a tellement plu que pour ma part, je rempile bientôt en compagnie d’un ami.


La greffe d’utérus

Parmi les avancées récentes les plus notables en médecine et en chirurgie, les recherches sur l’utérus retiennent tout particulièrement l’attention. Témoin, cette expérimentation réussie de spécialistes de néonatologie aux États-Unis qui viennent de tester sur des agneaux un système de poche des eaux et de placenta artificiel. Chez les humains, la transplantation d’utérus, encore expérimentale, pourrait permettre de remédier à l’infertilité utérine résultant de l’absence congénitale ou acquise d’utérus. The Conversation La greffe d’utérus semble s’inscrire dans la tendance actuelle au rapprochement de la médecine et de l’anthropotechnie. Cette dernière, définie comme l’ensemble des techniques favorisant le développement biologique et culturel de l’homme, contribue à l’amélioration de l’être humain, c’est-à-dire à l’avènement d’un homme augmenté. À l’heure où certains évoquent le transhumanisme comme le nouvel âge d’or d’une humanité renouvelée qui se sera départie des contingences traditionnellement liées à sa condition (la maladie, la vieillesse, la souffrance et même la mort), la greffe d’utérus participe bien de cette tendance à améliorer l’humain. Elle vise en effet à accroître les capacités génésiques des femmes en leur donnant ce qu’elles n’avaient pas ou n’avaient plus: un utérus. Initialement, on est loin, très loin, du Limousin. Qu’on en juge: la première greffe de ce type a eu lieu en Arabie Saoudite au début des années 2000 et s’est soldée par un échec. Par la suite, les recherches se sont poursuivies en Turquie. Puis ce sont des chercheurs suédois qui se sont penché sur la question, menant des expériences sur des animaux, comme des souris, des brebis ou encore des babouins, avant de réaliser des transplantations utérines sur des femmes. Plusieurs enfants ont pu naître à la suite de ces transplantations. Finalement, en France, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a validé le 5 novembre 2015 les recherches sur la transplantation utérine: l’autorisation a été accordée à une équipe du Centre hospitalier universitaire de Limoges. Le protocole validé par l’ANSM autorise la réalisation d’un essai clinique portant sur huit femmes volontaires, âgées de vingt-cinq à trente-cinq ans, n’ayant jamais eu d’enfant et en bonne santé. Les utérus greffés ne proviendront pas de donneuses vivantes mais de femmes en état de mort cérébrale, l’objectif étant d’éviter les complications chirurgicales aux donneuses, sachant que l’organe greffé n’est pas vital pour la receveuse. Les Limougeauds ne pourront que se réjouir du dynamisme de leur Centre hospitalier universitaire qui n’en est plus à son coup d’essai en matière d’innovation: on pense entre autres aux prothèses crâniennes en céramique fabriquées par l’entreprise 3DCeram ou encore, pour en revenir au domaine de la gynécologie obstétrique, à la première greffe de tissu ovarien. De leur côté, les juristes, ces coupeurs de cheveux en quatre, profiteront de l’occasion pour se poser des questions… auxquelles ils ne répondront pas forcément. Comment légiférer sur la greffe d’utérus? Dans la mesure où la greffe d’utérus n’a pas dépassé le stade expérimental, aucune intervention du législateur n’est nécessaire dans l’immédiat. Cependant, si la transplantation utérine devient une pratique clinique reconnue, elle requerra sans doute un encadrement juridique particulier tenant compte de ses spécificités. D’un côté, la greffe d’utérus s’apparente à une technique de procréation médicalement assistée (PMA). Elle poursuit en effet le même objectif, à savoir la conception d’un enfant, et sera combinée à une fécondation in vitro au cours de laquelle un don d’ovocytes sera parfois nécessaire. Si la définition de la PMA telle qu’elle résulte de l’article L2141-1 du Code de la santé publique semble actuellement trop précise et trop restreinte pour intégrer la greffe d’utérus et nécessitera sans doute quelques ajustements, il n’en reste pas moins que son régime est transposable à cette greffe. La PMA vise à remédier à l’infertilité pathologique, médicalement diagnostiquée, d’un couple. C’est aussi le cas de la transplantation utérine. Par ailleurs, la PMA concerne les couples hétérosexuels, vivants et en âge de procréer, autant de conditions qui sont applicables à la greffe d’utérus. Mais le rapprochement avec la PMA ne semble pas autoriser les transsexuels hommes devenus femmes à bénéficier d’une greffe d’utérus, leur infertilité n’étant pas pathologique. Les femmes célibataires seront également exclues si l’accès à la PMA n’est pas élargi. D’un autre côté, la greffe d’utérus est également une transplantation d’organe et doit à ce titre respecter certaines règles. Si les utérus continuent à être prélevés seulement sur des personnes en état de mort cérébrale, les difficultés devraient être limitées, les risques étant bien moins grands qu’en cas de prélèvement sur une donneuse vivante. Cela étant, la greffe d’utérus présente deux caractéristiques qui suscitent la réflexion: non seulement elle n’est pas vitale et ne vise qu’à rendre possible une grossesse, mais encore elle est éphémère puisque l’utérus sera retiré après une ou deux grossesses en raison des effets de l’immunosuppression. Partant, les difficultés juridiques se concentrent sur un aspect: la greffe d’utérus est-elle réellement thérapeutique ou non? Traditionnellement, la vocation thérapeutique est la condition sine qua non permettant à une greffe d’organe d’être réalisée. Tout dépendra donc ici du sens que médecins et juristes entendront donner au terme «thérapeutique». Ainsi, au gré de quelques aménagements, le Code de la santé publique semble tout à fait apte à encadrer la greffe d’utérus si cette dernière dépasse le stade expérimental.


Corse : une enquête sur la diversité destinée à des enfants fait polémique

Des élus, des syndicats d’enseignants et des professionnels de l’éducation réclament le retrait d’un questionnaire destiné aux élèves du primaire et secondaire de l’île. Le document comporte des questions «sensibles» et «tendancieuses» portant sur la religion et sa pratique. «Est-ce que tu portes une croix, une kippa, un voile?», «Pendant le Ramadan, manges-tu dans la journée?», «Est-ce que tu crois en: Allah, Dieu, Yahvé?» Un questionnaire, élaboré dans le cadre d’une étude sur la diversité commandée par l’Assemblée de Corse dirigée par les nationalistes et destiné aux élèves du primaire et secondaire en Corse, fait polémique sur l’île. L’étude a été «élaborée officiellement par les enseignants-chercheurs» de l’Université de Corse. Elle «fait suite à la demande émanant du président de l’Assemblée de Corse (Jean-Guy Talamoni)». Outre les questions d’ordre religieux, le document destiné aux élèves de 8 ans et plus des classes primaires et secondaires, questionne sur les pratiques alimentaires et culturelles lors du vendredi Saint, du Ramadan ou du Shabbat, sur la consommation de viande, sur les voyages à l’étranger, sur le sentiment d’appartenance à la Corse, à la France ou le sentiment de sécurité et l’intégration. Une autre partie du questionnaire concerne les pratiques linguistiques des élèves mais aussi de leurs familles. Plusieurs élus mais aussi des syndicats d’enseignants et des professionnels de l’éducation ont jugé le questionnaire «intrusif» et «tendancieux». «Des questions sur l’orientation de la religion ou la vie privée des élèves n’ont rien à faire dans un système éducatif laïc et républicain, s’insurge Fabien Mineo, secrétaire du SNUIPP dans les colonnes de Corse Matin . Nous sommes clairement en dehors des clous.


Accor développe le Union Pay

AccorHotels s’est associé au chinois UnionPay pour faciliter le paiement par carte UnionPay. La clientèle séjournant dans les 85 hôtels pilotes du projet en France peut ainsi avoir recours à un moyen de paiement familier. Une seconde phase, qui débutera au mois de mai pour s’achever à la mi-juin, portera à 200 le nombre d’hôtels français équipés de ce système de paiement. L’objectif pour le groupe hôtelier est évidemment de renforcer ses prestations envers la clientèle asiatique. UnionPay est en phase d’expansion en France, où ses cartes sont utilisables dans 67% des distributeurs automatiques de billets et chez 130.000 commerçants. Source: Les plus beaux hôtels du monde.


Créer un « Kurdistan » ?

L’instabilité régionale et la guerre pour déloger Daech de Mossoul, ainsi que l’état actuel du système politique irakien rend possible l’apparition d’un État kurde indépendant, mais les États-Unis n’y sont manifestement pas intéressés. L’apparition d’un Kurdistan indépendant en Irak n’est sans doute pas dans l’intérêt des États-Unis, car un tel État demanderait davantage de soutien financier et militaire que ne reçoivent à présent les Kurdes faisant partie de l’Irak, estime Steven Cook, du Conseil américain des Affaires étrangères. « Les politiciens américains sont opposés à l’indépendance kurde, craignant que l’éclatement de l’Irak ne débouche sur une effusion de sang, ne torpille la sécurité de la Turquie et ne provoque un conflit avec l’Iran. Bien des analystes affirment également qu’un État kurde ne serait pas économiquement viable », indique l’expert dans son étude. Et d’expliquer que les Kurdes ne manqueraient pas alors de réclamer une assistance économique, vu le nombre important de réfugiés syriens à leur charge. « Le seul intérêt concret poursuivi par les États-Unis sur les territoires kurdes, c’est le pétrole, et cette ressource peut bien pousser Washington à s’ingérer enfin dans le destin du Kurdistan », a estimé pour sa part l’américaniste Alexandre Assafov, interviewé par RT. Et de rappeler que depuis les cinq dernières années, les États-Unis avaient inclus plus d’une fois dans la sphère de leurs intérêts des pays riches en pétrole. « Ils savent qu’il existe encore des gisements non prospectés sur les territoires kurdes. Et c’est cette seule raison pour laquelle cette région est importante pour les Américains. Ils peuvent instaurer leur contrôle sur le Kurdistan irakien, en le rendant dépendant de Washington. Et tout cela rien que pour s’assurer un accès facile aux gisements », souligne l’interlocuteur de la chaîne de télévision russe. Il prévient toutefois qu’avec l’arrivée au pouvoir du président élu américain Donald Trump, tout le concept de la politique extérieure des États-Unis sera modifié. « Il a été bien explicite en déclarant que l’Amérique n’organiserait plus de coups d’État dans d’autres pays, cela coûtant cher et ne profitant pas à Washington. Aussi, n’est-il pas à exclure que le Kurdistan irakien soit laissé tranquille », indique M. Assafov. Or, il y a plus de deux ans quand le groupe djihadiste État islamique a occupé Mossoul, le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a déclaré que Bagdad n’était pas capable de garantir la sécurité des Kurdes et que c’était la raison pour laquelle ces derniers avaient la ferme intention d’avancer vers l’indépendance absolue. « En réalité, les Kurdes sont aussi nécessaires à l’Irak que l’Irak est nécessaire aux Kurdes », affirme Steven Cook. Et d’ajouter que les uns sans les autres, ils ne pourraient tout simplement pas nettoyer des terroristes Mossoul et le nord-est du pays. « En dépit des méfiances entre Erbil (capitale du Kurdistan irakien, ndlr) et Bagdad, les troupes arabes loyalistes de l’Irak et les insurgés kurdes se complètent et se renforcent mutuellement », lit-on dans l’ouvrage de l’expert américain.


Turquie, allié ou menace ?

Alors qu’on observe un bouleversement des alliances diplomatiques au Moyen-Orient, quels sont les intérêts d’Ankara face à l’Europe ? Rachel Marsden fait le point avec Philippe Kaltenbach, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine et Jean Marcou, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble et spécialiste de la Turquie. Suite au vote d’une résolution du Parlement européen appelant à un gel temporaire du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, le président Erdogan a menacé les Européens: « Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête! ». Le parlementaire Philippe Kaltenbach, qui a été membre de la mission d’information sur la position de la France à l’égard de ce même accord, ne croit pas « qu’au-delà du discours, Erdogan passe à l’acte. Il tient un discours mais il ne passe pas à l’acte, d’ailleurs ses frontières n’ont pas été rouvertes ». L’universitaire Jean Marcou constate quant à lui que « l’accord a effectivement produit ses effets puisqu’il a très largement fait chuter les migrations qui se déroulaient des côtes turques jusqu’en Grèce ». Pourtant, les conditions de l’accord n’ont pas toutes encore été remplies. Philippe Kaltenbach estime que « cet accord ne peut se faire que si les critères sont respectés: il y a de très nombreux critères techniques et c’est vrai là-dessus que la Turquie a avancé mais il y a aussi des critères politiques […] Il faut que les libertés fondamentales soient respectées en Turquie […] Cet accord sur les visas ne pourra pas aboutir tant que les critères qui ont été définis par l’Europe ne seront pas respectés par la Turquie. »


L’autonomie par la voiture

Le véhicule autonome, notamment en flotte partagée, sera vraisemblablement à l’origine de nouveaux modèles économiques, portés par de nouvelles entreprises. Les entreprises installées ont souvent du mal en eet à s’approprier une technologie de rupture, leur expertise acquise devenant même un obstacle10. Pour les activités recourant à des conducteurs salariés, le véhicule autonome est un moyen de réduire les coûts de production, notamment dans le cas du camion autonome ou du transport de passagers11. Pour les activités de production et de conception, il peut provoquer un glissement de la valeur du matériel vers le logiciel, donc vers le service. Pour les acteurs du numérique enfin, il ore une occasion de se diversifier, de capter des informations valorisables et de proposer de nouvelles formes de monétisation. Facebook ore ainsi l’accès à une réservation d’un service Uber par le biais d’une interface de programmation (API). Les possibilités d’évolution des modèles d’aaires sont vastes : elles peuvent aller jusqu’aux modèles numériques de « gratuité », avec des projets comme Free Car Project, où le coût du véhicule est couvert par des enseignes et par les fournisseurs de services partenaires. Des mouvements coopératifs nouveaux pourraient se diuser bien plus largement avec des véhicules autonomes à l’usage plus « serviciel ». Dans les secteurs transformés par le numérique, les eets de réseau tendent à concentrer la valeur autour de quelques entreprises à très forte croissance, qui modifient profondément les chaînes de valeur, avec des « plateformes » comme nouveaux modes d’intermédiation entre acteurs. On voit poindre ce même schéma dans les partenariats noués entre assureurs automobiles, constructeurs et sociétés du logiciel pour définir le modèle d’aaires du véhicule autonome. Mais ces plateformes d’intermédiation porteront-elles sur l’ore d’un service de mobilité, sur la gestion de flottes, sur un système d’exploitation commun ou sur des modèles fondés sur la gratuité du véhicule et la monétisation des déplacements ? Diérentes options restent envisageables. Leur force viendra de leur capacité à capter des données au plus près des utilisateurs. D’où la nécessité de penser dès maintenant cet accès aux données et leur contrôle. A lire en détail sur le site Les plus belles voitures.


Les algues vertes coûtent 800,000 euros au tourisme

D’après une enquête du comité départemental du tourisme (CDT) des Côtes-d’Armor qui n’était pas destinée à devenir publique, l’écho médiatique autour de la mort de 36 sangliers, en juillet 2011, en baie de Saint-Brieuc a généré un manque à gagner de 800 000 euros dans le secteur de l’hébergement touristique. Pour la première fois, le comité départemental du tourisme (CDT) a cherché à quantifier les effets négatifs des marées vertes sur le tourisme, un secteur économique qui génère 700 millions d’euros de chiffre d’affaires et 15 000 emplois, chaque année sur le territoire. Un document de travail – « Pour la première fois, nous avons cherché à estimer le préjudice économique lié aux effets médiatiques de la mort des sangliers, expose Yves Le Sidaner, directeur du CDT. Après avoir recueilli les réponses de 430 hébergeurs, nous avons calculé que, sur l’ensemble du département, le préjudice s’élevait à 800 000 euros. Il ne faut pas s’en tenir à ce chiffre, il n’est pas scientifique et reste une approximation qu’il faut comparer au chiffre d’affaires global du tourisme. Rapporté à cette réalité, ça ne représente que 0,1%. » Cette enquête est un document de travail, communiqué aux conseillers généraux le 9 septembre. Elle n’était pas destinée à devenir publique. On y apprend que 8% des hébergeurs ont fait état d’annulation, en particulier sur le littoral, qu’un camping a signalé jusqu’à 50 annulations (pour un préjudice de 7000 euros) et que certains hôtels ont subi de 5 à 10 annulations. Phénomène peu étudié – Alors que les marées vertes touchent le littoral breton depuis les années 1970, le Conseil économique, social et environnemental de Bretagne regrettait, dans un rapport publié en mai 2011 que les conséquences économiques, sociales et environnementales de ce phénomène demeurent si peu quantifiées. « Au-delà de certaines craintes excessives, la prolifération des algues vertes ternit incontestablement l’image de la Bretagne et entraîne des problèmes d’accès aux plages touchées, une gêne visuelle et olfactive, et une baisse générale de l’attractivité touristique, » précise le texte.


Quand Obama voulait encore plus de touristes

« Je veux qu’il y ait plus de touristes ici à l’avenir. Je veux que les Etats-Unis soient la première destination touristique au monde », s’est écrié M. Obama au parc d’attractions Disneyworld d’Orlando (Floride, sud-est), fleuron du tourisme américain. « Davantage d’argent dépensé par davantage de touristes veut dire que davantage d’entreprises peuvent embaucher davantage d’employés », a souligné M. Obama, en se disant déterminé à « prendre des mesures concrètes (…) pour faire croître notre économie et créer plus d’emplois, ici en Floride et dans le reste du pays ». Quelques heures plus tôt, il a signé un décret mobilisant son administration pour stimuler l’activité touristique, et notamment faciliter l’obtention de visas. « Obtenir un visa n’est pas facile », a reconnu M. Obama, en allusion au renforcement des mesures de sécurité dans la foulée du 11-Septembre. « Evidemment, notre sécurité nationale reste une priorité (…) et cela ne va pas changer », a-t-il prévenu. « Mais nous voulons aussi que davantage de touristes étrangers viennent aux Etats-Unis, et il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir faire les deux ». M. Obama souhaite en particulier faciliter la venue de touristes en provenance du Brésil, de l’Inde et de la Chine, où le nombre de personnes voyageant à l’étranger devrait croître très fortement dans les cinq années à venir. En 2010, les Etats-Unis étaient la deuxième destination touristique mondiale en termes d’arrivées, avec 59,8 millions de visiteurs, loin derrière la France, un pays cinq fois moins peuplé qui a accueilli 77,1 millions de touristes étrangers, selon l’Organisation mondiale du tourisme. La Maison Blanche affirme que le secteur du tourisme et du voyage représentait en 2010 2,7% du produit intérieur brut et 7,5 millions d’emplois aux Etats-Unis, dont 1,2 million de postes soutenus par les seuls visiteurs étrangers. M. Obama a demandé au département d’Etat d’augmenter de 40% en 2012 la capacité de traitement des visas de tourisme en Chine et au Brésil. Certains candidats considérés comme à « risque bas », comme les plus jeunes et les plus âgés des ressortissants de ces deux pays, pourraient être exemptés d’entretien s’ils ont déjà obtenu un visa dans le passé. L’administration veut aussi inclure Taïwan dans la liste des pays dont les ressortissants n’ont pas besoin de visa américain, un programme d’exemption qui concerne jusqu’ici 36 pays – dont une grande partie de l’Union européenne – représentant 60% des touristes étrangers aux Etats-Unis.