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Turquie, allié ou menace ?

Alors qu’on observe un bouleversement des alliances diplomatiques au Moyen-Orient, quels sont les intérêts d’Ankara face à l’Europe ? Rachel Marsden fait le point avec Philippe Kaltenbach, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine et Jean Marcou, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble et spécialiste de la Turquie. Suite au vote d’une résolution du Parlement européen appelant à un gel temporaire du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, le président Erdogan a menacé les Européens: « Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête! ». Le parlementaire Philippe Kaltenbach, qui a été membre de la mission d’information sur la position de la France à l’égard de ce même accord, ne croit pas « qu’au-delà du discours, Erdogan passe à l’acte. Il tient un discours mais il ne passe pas à l’acte, d’ailleurs ses frontières n’ont pas été rouvertes ». L’universitaire Jean Marcou constate quant à lui que « l’accord a effectivement produit ses effets puisqu’il a très largement fait chuter les migrations qui se déroulaient des côtes turques jusqu’en Grèce ». Pourtant, les conditions de l’accord n’ont pas toutes encore été remplies. Philippe Kaltenbach estime que « cet accord ne peut se faire que si les critères sont respectés: il y a de très nombreux critères techniques et c’est vrai là-dessus que la Turquie a avancé mais il y a aussi des critères politiques […] Il faut que les libertés fondamentales soient respectées en Turquie […] Cet accord sur les visas ne pourra pas aboutir tant que les critères qui ont été définis par l’Europe ne seront pas respectés par la Turquie. »


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