Le monde des loisirs

Les algues vertes coûtent 800,000 euros au tourisme

D’après une enquête du comité départemental du tourisme (CDT) des Côtes-d’Armor qui n’était pas destinée à devenir publique, l’écho médiatique autour de la mort de 36 sangliers, en juillet 2011, en baie de Saint-Brieuc a généré un manque à gagner de 800 000 euros dans le secteur de l’hébergement touristique. Pour la première fois, le comité départemental du tourisme (CDT) a cherché à quantifier les effets négatifs des marées vertes sur le tourisme, un secteur économique qui génère 700 millions d’euros de chiffre d’affaires et 15 000 emplois, chaque année sur le territoire. Un document de travail – « Pour la première fois, nous avons cherché à estimer le préjudice économique lié aux effets médiatiques de la mort des sangliers, expose Yves Le Sidaner, directeur du CDT. Après avoir recueilli les réponses de 430 hébergeurs, nous avons calculé que, sur l’ensemble du département, le préjudice s’élevait à 800 000 euros. Il ne faut pas s’en tenir à ce chiffre, il n’est pas scientifique et reste une approximation qu’il faut comparer au chiffre d’affaires global du tourisme. Rapporté à cette réalité, ça ne représente que 0,1%. » Cette enquête est un document de travail, communiqué aux conseillers généraux le 9 septembre. Elle n’était pas destinée à devenir publique. On y apprend que 8% des hébergeurs ont fait état d’annulation, en particulier sur le littoral, qu’un camping a signalé jusqu’à 50 annulations (pour un préjudice de 7000 euros) et que certains hôtels ont subi de 5 à 10 annulations. Phénomène peu étudié – Alors que les marées vertes touchent le littoral breton depuis les années 1970, le Conseil économique, social et environnemental de Bretagne regrettait, dans un rapport publié en mai 2011 que les conséquences économiques, sociales et environnementales de ce phénomène demeurent si peu quantifiées. « Au-delà de certaines craintes excessives, la prolifération des algues vertes ternit incontestablement l’image de la Bretagne et entraîne des problèmes d’accès aux plages touchées, une gêne visuelle et olfactive, et une baisse générale de l’attractivité touristique, » précise le texte.


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