Le monde des loisirs

Le bon mix public-privé pour augmenter le tourisme

J’ai eu la chance d’assister à une conférence à Londres sur l’état du tourisme en Europe, avec un focus spécial sur la France, qui dénote une complémentarité « public-privé » dont les relations restent encore tendues – Manque d’implication des professionnels dans l’élaboration et la mise en place des politiques touristiques concernant la promotion et la commercialisation. Les professionnels se sentent délaissés, voire « mis de côté » et estiment que ces questions fondamentales restent encore trop aux mains des organismes institutionnels. – Meilleure répartition entre acteurs publics et privés : promotion/image pour les uns, et commercialisation/vente pour les autres. Le poids des charges de représentation à l’étranger, la multiplicité des participations, notamment au niveau des salons, ainsi que le coût pour assister à des forums ou à des séminaires, brouillent l’image qu’ont les professionnels du secteur privé de l’action du secteur public en matière de tourisme. Le modèle espagnol a été de nombreuses fois cité comme l’exemple d’organisation à suivre : « Cette organisation fait penser à une mêlée de rugby où l’État espagnol est en première ligne pour la promotion et l’image, et passe ensuite la balle aux trois-quarts, que sont les acteurs privés touristiques pour la commercialisation et la vente. » 1.6 – Un déficit de maîtrise de la distribution du produit France – Impact de la TVA sur le tourisme réceptif : aujourd’hui les vrais « drivers » de l’incoming ne sont pas français, mais sont les TO étrangers. Il est certain qu’une TVA à 19,6 % est pénalisante pour nos réceptifs par rapport à leurs collègues étrangers et ne les incitent donc guère à engager des efforts dans cette voie. – Déficit de maîtrise de la distribution à l’international : si la France dispose de marques fortes, comme le Club Méditerranée, Pierre & Vacances ou Accor, celles-ci doivent encore multiplier leurs efforts pour pouvoir prétendre à une maîtrise parfaite de la distribution à l’international. C’est en ce sens que le partenariat de trois ans signé en juin de cette année entre les hôtels Accor et Atout France trouve tout son intérêt et doit servir d’exemple. 1.7 – Un retard technologique au niveau de l’information et de la promotion qui se creuse par rapport à nos principaux concurrents Le rapport d’activités 2010 d’Atout France indique un nombre de visites sur le web stagnant (+ 1,1 %) et un nombre de pages vues en diminution (- 3,3 %). Ce retard a pu contribuer au fléchissement des retombées économiques de la destination France. Dans le même temps, « Turespana » décidait de relancer l’offensive sur les médias sociaux en s’appuyant sur un budget de 8 millions d’euros, avec pour principales nouveautés la création d’une chaîne sur YouTube et d’une page Facebook pour chaque office régional de tourisme ainsi qu’une application iPad. La nouvelle version du portail rendezvousenfrance.com qui fait la part belle aux médias sociaux, aux cartes interactives, aux visuels et aux applications mobiles devrait sans aucun doute combler une partie de ce retard. Source: séminaire Londres

 

 


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