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La renaissance de Dali

La tombe de l’artiste surréaliste espagnol Salvador Dali doit être rouverte ce jeudi 20 juillet, 28 ans après sa mort, pour déterminer s’il a, ou non, une descendance. Une cartomancienne espagnole assurant en effet être le fruit d’une brève liaison dans leur village natal de Figueras. L’exhumation du fantasque peintre a été ordonnée fin juin par la justice, après la demande en reconnaissance de paternité déposée par Pilar Abel, 61 ans, qui affirme que sa mère, une employée de maison, l’avait rencontré chez des amis du peintre, à Portlligat, dans le nord-est de l’Espagne. À 20H00 (18H00 GMT), une fois tous les touristes partis, des experts retireront la dalle de plus d’une tonne située dans la crypte abritant le tombeau de Dali, sous la coupole géante du Théâtre-Musée Dali de Figueras, pour prélever un extrait d’ADN de l’artiste. Le prélèvement se fera directement dans la tombe, sur «des restes osseux et/ou des pièces dentaires», selon le document judiciaire ordonnant l’exhumation. Il devra ensuite être transmis à l’Institut de toxicologie de Madrid où Pilar Abel a déjà déposé un échantillon de salive. La réponse prendra quelques semaines, selon Enrique Blanquez, l’avocat commis d’office de la plaignante. Le site sera fermé au public et aux journalistes. Selon le journal barcelonais La Vanguardia, la coupole du musée sera recouverte de toiles opaques pour éviter que des photos soient prises à l’aide de drones. Les détails de l’exhumation seront dévoilés vendredi à 08H00 (06H00 GMT) par la fondation Dali, qui gère le théâtre-musée, lors d’une conférence de presse. L’exhumation était initialement prévue à 9h30 du matin, mais le musée, principale attraction touristique de cette petite ville catalane avec plus de 1,1 million de visiteurs en 2016, souhaitait que ses horaires d’ouverture au public soient respectés. «C’est la première fois qu’il nous arrive une chose pareille», a déclaré à l’AFP une porte-parole de la Fondation Dali, qui gère le musée. La Fondation Dali avait déposé un recours contre l’exhumation, mais le délai était «trop juste» pour donner le temps à toutes les parties de présenter leurs arguments et permettre à la justice de trancher, a expliqué une source judiciaire. Du coup, sauf «surprise administrative ou logistique» de dernière minute, la dépouille de Dali sera bien exhumée, a expliqué cette source.  «Je veux juste connaître la vérité. Je suis très positive, très contente», a confié mercredi Pilar Abel, qui est née et a grandi à Figueras, la ville où Dali est né en 1904 et mort en 1989, à des journalistes dans un hôtel de Madrid. Pilar Abel assure lutter depuis dix ans pour obtenir cette reconnaissance et avoir déjà réalisé trois tests ADN, dont les résultats ne lui sont pas parvenus. Si les tests prouvaient sa filiation, elle pourrait réclamer sa part de l’héritage de Dali, au minimun 25% selon son avocat, bien qu’elle martèle mener ces procédures avant tout pour «connaître (s)on identité».


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