Le monde des loisirs

En bateau de course

De retour d’une expédition en mer, où j’ai pu m’essayer au trimaran de course, j’ai découvert un lieu éminemment non touristique… qui m’a donc immédiatement plu. Une région sauvage et naturelle, principalement composée d’eau. Le rêve !
Au nord de Saint-Nazaire, la Grande Brière conserve visiblement le souvenir de la présence de la mer. C’était il y a fort longtemps, mais c’est la raison de son existence. En inondant tout sur son passage, elle a englouti une forêt dont les arbres, les troncs et les racines se sont fossilisés. En se retirant, l’océan a laissé une terre enrichie qui s’est transformé en marais. De cette longue histoire est née la tourbe, qui semble être une véritable matière première utilisée par les riverains. Dans ces marais poussent aussi des roseaux qui furent pendant longtemps utilisés, aussi bien pour couvrir les maisons que pour fabriquer des paniers ou remplir des matelas. Mais surtout, cet ensemble naturel se transforme en un véritable conservatoire de la faune et de la flore. La Grande Brière est tout à la fois une gigantesque volière à ciel ouvert et un immense herbier !
Voilà pourquoi les autorités ont créé, en 1970, le parc naturel régional de Brière. Dans cet immense marais, une multitude de canaux offrent des promenades de rêve. A bord de barques plates,appelées chalands, j’ai ainsi découvert un univers étrange où ciel, eau, végétation, poissons et oiseaux forment un monde unique ! Un véritable enchantement.
Au milieu de tout cela, nous les hommes restons de simples observateurs. Il faut se libérer l’esprit et mettre ses sens en éveil pour en profiter.
Dans ce parc naturel se trouvent également plusieurs communes qui ont leurs particularités, leur façon de vivre, leur architecture. Comme son nom l’indique, l’île de Fredun est entièrement entourée de marécages : on peut s’y rendre grâce à deux ponts qui permettent de découvrir un véritable art de vivre au milieu de cet environnement unique.
En différents endroits du parc se trouvent des maisons, sortes d’écomusées, qui racontent l’histoire des lieux mais aussi les différents métiers de ses habitants. C’est décidément l’un des lieux les plus étranges que j’aie jamais visité en France.
Si vous n’êtes pas grand amateur d’eaux calmes, la région est à éviter. Vous pouvez toujours faire comme moi : naviguer à bord d’un trimaran de course, à plus de 30 noeuds. Là, vous n’aurez ni eaux calmes… ni calme tout court, d’ailleurs !


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