Le monde des loisirs

Avenir et optimisme

Le mois dernier, j’ai assisté à un séminaire à Bordeaux pour le moins curieux. Car les intervenants y allaient en effet à l’inverse de la pensée générale, plutôt pessimiste, pour expliquer pourquoi il y avait lieu de se réjouir, en dépit des problèmes actuels. Sept milliards de gens qui veulent vivre à l’américaine vont nous conduire inévitablement à la catastrophe. Voilà à quoi pourrait se résumer la pensée contemporaine. De nombreux auteurs ne manquent d’ailleurs pas une occasion pour l’expliquer en long et en large : nos ressources naturelles n’ont pas le moyen de répondre à la croissance économique et démographique. Pourtant, d’autres avant eux se sont essayé à ce jeu de corbeau : Malthus, Jevons, ou Hardin, tous ont prévu de telles calamités… et se sont tous trompés en leur temps. Pourquoi ? Parce que ces défaitistes ne comptent pas assez sur la capacité de l’humanité à se plier à son monde, à innover pour s’en sortir. Il n’y a plus de charbon ? Peu importe, nous utiliserons le pétrole. Ce dernier vient à manquer ? C’est parti pour l’électricité, le gaz de schiste et les énergies renouvelables. Chaque fois, l’homme parvient à trouver une solution, à s’adapter. Le pessimisme est dû en fait à une raison toute simple. La croissance démographique et des besoins est en effet évidente. Elle donne lieu à des images angoissantes. Des cheminées fumantes des usines aux marées noires, des petits du Tiers-Monde affamés aux petits occidentaux qui mangent trop, tout est fait pour dénoncer une situation inquiétante. Pourtant tous les chercheurs qui préparent les innovations technologiques à venir sont bien moins mis sous le feu des projecteurs. Leurs développements scientifiques pour trouver une réponse à ces challenges ne sont pour l’heure pas encore manifestes. Le scepticisme a des images quand les chercheurs n’ont que des promesses. Mais au final, les solutions sont toujours trouvées. Jusqu’ici, les catastrophes annoncées n’ont jamais eu lieu, et elles existent pourtant depuis des millénaires. Ces derniers siècles, l’espérance de vie et les salaires se sont même bien développés, pendant que la mortalité et la pauvreté ont descendu de façon indiscutable. L’habileté des humains à s’adapter à leur milieu est visiblement plus importante que les catastrophistes ne le concevaient. Ce séminaire à Bordeaux a eu pour effet de me faire regarder les informations avec un regard différent. Tout semble fait dans les médias pour mettre l’accent sur les problèmes plus que sur les solutions. Et on s’étonne ensuite que la morosité règne ! En privilégiant le sensationnalisme, les médias sont à mon sens les premiers responsables de cette impression de fin du monde permanente. Je vous laisse le lien vers l’agence qui a organisé ce séminaire à Bordeaux, pour ceux qui veulent en savoir plus.


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